Hiérarchie, quoi ça ?

25/02/2010

Il est temps de remettre certaines idées reçues à leur place. Vous avez souvent dû lire ces articles tirés de différents documents de vétérinaires comportementaliste que j’avais résumé en français. Ils expliquaient clairement que le chien est un animal social qui n’est pas agressif de nature mais le devient par « éducation ». J’entends par éducation tout apprentissage volontaire ou involontaire du chien par son environnement, son maître, les autres chiens etc… On peut aussi dire que c’est l’expérience qui détermine les comportements du chien : expérience positive donc répétition du comportement, expérience négative alors suppression ou atténuation du comportement.

Que le chien soit destiné au sport, à la compagnie ou au travail, la façon d’aborder son éducation est la même. C’est pas ce que semble croire un bon nombre d’utilisateurs, mais j’ai tout de même pu rencontrer des personnes censées qui tiennent un discours importé de Grande Bretagne et allant dans le sens de ce que je vais exposer.

Le maître est un leader pour son chien, pas un chef de meute (ou dominant)

Définissons les deux termes avant d’apporter plus d’explications.

Leader : Personne qui, à l’intérieur d’un groupe, prend la plupart des initiatives, mène les autres membres du groupe, détient le commandement. Les équivalents français sont : dirigeant et meneur. C’est tout à la fois un substantif et un adjectif qualificatif (plus ou moins synonyme de « charismatique »). Sa légitimité réside dans la qualité et le dynamisme de son leadership.

Le chef de meute, ou dominant : ne s’applique qu’entre individus de la même espèce, possédant les mêmes codes et soumis aux mêmes conditions.

J’aime cette phrase trouvé sur un forum : « Un humain peut jouer sur l’autorité en obtenant la confiance du chien en utilisant l’intelligence, ou sur la tyranie qui permet d’obtenir l’obéissance par la peur. N’attendons pas du chien qu’il pense en humain, et arrêtons le ridicule en voulant que le chien perçoive son maître comme son dominant canin ».

Le terme de leader est de loin le plus approprié pour parler d’autorité à exercer sur le chien, encore que l’autorité ne s’acquiert pas par la force mais par la sagesse, le calme et la solidité. La décision du leader est la bonne, on a confiance en lui, on le suit donc quand il nous demande de faire ceci ou cela.

Leadership et formation : l’un ne va pas sans l’autre, mais l’un et l’autre s’acquiert indépendamment.

Je bondis souvent sur ma chaise en lisant ce genre de phrase :

Le chien apprend cet ordre parce que vous êtes le chef

Le chien n’obéit pas à l’ordre parce que vous n’êtes pas le chef

Cet ordre est un ordre de soumission

Je crois que le meilleur moyen d’expliquer va être de prendre un exemple. Faisons preuve d’empathie pour le chien…

Imaginez que vous alliez dans un pays inconnu où la langue, la culture, les signaux de communication sont complètement différents des vôtres. Vous êtes dépendant d’une personne avec qui vous êtes liés par nécessité.

1 / Si cette personne est tyrannique, s’énerve parce que vous ne faites pas ce qu’il vous demande alors que cet ordre vous ne savez pas ce qu’il veut dire, on ne vous a jamais appris que cet ordre c’était de faire un comportement particulier. Vous allez stresser, agir par peur, faire un peu tout sauf ce que le tyran vous demande. La relation ne va faire qu’empirer.

2/ Si la personne est digne de confiance mais ne vous montre pas que cet ordre = ce comportement. Vous allez également stresser et proposer des choses qui ne vont pas améliorer la relation.

3/ Si le tyran vous montre avec violence et méchanceté que cet ordre = ce comportement et vous félicite quand vous l’exécutez. Vous aurez compris ce qu’il attend de vous. Même si vous le craigniez, vous ferez une partie de cet ordre comme il l’entend.

4 / Si la personne digne de confiance vous montre avec douceur que tel ordre = tel comportement en vous offrant un bon repas ou une partie de jeu vidéo (ou autre loisir que vous aimez) en récompense, vous exécuterez cet ordre sans vous poser de question.

5 / Un idiot du village vous montre avec douceur que tel ordre = tel comportement en vous offrant un bon repas ou une partie de jeu vidéo (ou autre loisir que vous aimez) en récompense, vous exécuterez cet ordre sans vous poser de question.

Par cet exemple, on peut parfaitement comprendre que peu importe notre position par rapport au chien, l’apprentissage d’un comportement voulu n’est qu’une étape de formation.

Là où la position devient importante c’est uniquement pour avoir une relation de confiance avec l’animal qui exécutera le comportement sans hésiter. Dans le cas, où le leader offre pendant la formation de la nourriture ou autre chose que le chien apprécie, n’est qu’une manière d’associer le comportement à quelque chose de positif. Croire que l’animal aura toujours besoin de ces récompenses pour exécuter le comportement est un mythe, la récompense ne vient que pendant la formation du comportement.

La prochaine fois : formation du chien de travail vs formation du chien de sport

Comportement (behaviour)

Lieux et moments d’entraînement

16/02/2010

On va parler que obé car l’agility ne peut être pratiqué qu’aux horaires du club et le troupeau c’est plus aléatoire pour moi. Dernièrement,

on a trouvé stupide que j’entraîne mon chien aux heures où je sais qu’il n’y aura « personne » et aux moments de la journée où elle est disponible. Je ne suis pas si certaine que cette manière de procéder soit si anodine que ça, en tout cas, depuis que je m’entraîne de cette manière j’ai pu noter de réels progrès en concours.

Pourquoi choisir l’heure ?

L’heure je ne la choisis que lorsque je m’entraîne seule en bas de chez moi. En effet, le parc est public et nous croisons souvent de nombreux chiens en liberté. Depuis qu’Arwen a été agressée quatre fois à cet endroit, je préfère désormais travailler certains exercices de près et des jeux quand je sais que je suis seule. En effet, ce n’est pas une manière de capter la chienne sur moi ou d’éviter les problèmes, mais il n’est pas rare qu’un chien vienne nous rejoindre pendant que nous travaillons ensemble sans que le maître ne s’inquiète le moins du monde. Il est évident que ces chiens qui viennent nous perturber me font monter en pression tout comme la chienne qui s’auto-défend passé un certain périmètre de sécurité. Ces chiens perturbateurs ne sont pas du tout intéressants à avoir dans les jambes quand on veut travailler des points d’exercices précis. Le travail de la diversion je la préfère de loin la faire en club, avec des chiens sous contrôle (sur le terrain) et des chiens sans aucun contrôle (à l’extérieur), nous nous rapprochons bien plus des conditions de compétition.

Heure également choisi en fonction du taux de motivation de la chienne à travailler. Hors club, c’est elle qui va me demander de faire des exercices. Soit j’accepte sa requête, soit je lui demande de retourner vaquer à ses occupations de chien (et c’est de loin le plus difficile). Comme la chienne est disponible et motivée à 200%, nous pouvons travailler sans avoir recours à quelque artifice ou même à de la pression.

Alors qu’à une époque je ne m’entraînais que le matin, je me rends compte que la motivation d’Arwen s’est étalée à d’autres heures de la journée notamment le soir et le midi ça pointe le bout de son nez.

Le lieux

Au club nous avons deux terrains pour nous entraîner, un grand qui est celui du ring et un plus petit. Nous alternons en fonction de la luminosité et du besoin d’espace.

Au parc public je m’entraîne sois au milieu d’un espace d’herbe, ou sur le chemin bétonné ou sur le terrain sableux de sport. En fait, nous n’avons pas de lieux précis. J’agis au feeling et au gré de mes envies. Depuis petite, j’ai emmené la chienne s’entraîner sur les lieux de concours où j’allais avec Ficelle. Elle a découvert les halls d’exposition bruyants, les salles de sport, les terrains plats, en pente, avec du monde autour, avec personne etc… Je crois que le pire fait jusqu’à présent ce sont les petits entraînements et mini-concours blanc à la salle d’Ingré durant le Téléthon. Non seulement l’espace est très très très réduit, mais il y a tout un tas de bruits divers et de personnes. Elle réagit de manière très calme et zen à ces environnements, si je la sens plus tendue je joue au « Look at That! » et tout de suite ça devient plus fun.

Dans la neige, sur une plage, à la montagne… tout est bon pour faire quelques jeux d’obéissance. Pour les concours il suffit juste de se dire que c’est pareil :-) Certes c’est plus facile à dire qu’à faire mais avec de la conviction et une confiance en son chien, on y arrive très bien!

Obedience canine, Training & methodes , , ,

Running AFrame

01/02/2010

Après 100% de réussite en statique,  nous attaquons le travail en mouvement. Vous remarquerez que parfois je ne récompense pas alors qu’il y a 4 pattes dans le cadre. C’est normal soit : la chienne a volé jusqu’au cadre (je souhaite 2 foulées à la descente), elle a touché le cadre, j’ai pas vu que c’était bien. Pas toujours facile de voir parfaitement le travail du chien, on passe parfois à côté de choses bien exécutées… Mais bon.

Agility , , ,

Vie ordinaire…

24/01/2010

Reprise de l’entraînement

18/01/2010

Reprise de l’entraînement la semaine dernière dans TOUTES les disciplines. On a pas fait les choses à moitié.

- Agility : on continue notre running A-Frame. Nous avons baissé la palissade pour repartir sur des bases plus saines, c’est-à-dire 4 pattes dans le cadre et pas moins ! 100% de réussite :-) Mercredi on continue en ajoutant des obstacles et on bouge !

- Obéissance : travail de la position de base qui avait été négligée quelque temps et malgré moi récompensée alors que la chienne était mal mise. Travail de l’anticipation au départ pour le cône et le carré. Odorat.

- Troupeau : travail avant tout de la distance et de l’ouverture aux directions. En fin de WE, la chienne travaillait à bonne distance et ouvrait ! Oufff !

Je boude mon camescope en ce moment… Sa qualité étant plutôt médiocre. On va tenter de faire exception ces prochains jours.

Training & methodes

Le comportement agressif chez le chien

03/01/2010

Le mot “agression” peut se référer à une série de comportements : aboyer et grogner, montrer les dents et claquer, jusqu’à mordre et attaquer. Très souvent le chien agressif est perçu comme “dominant” par le maître alors qu’il existe beaucoup de raisons liées à cette agressivité. Ce comportement gênant est une forme de communication de la part de l’animal et est souvent un moyen, pour lui, d’éviter une agression directe. Le comportement agressif se forge sur l’expérience (voir l’article sur la dominance) et pour traiter l’animal il est indispensable d’être aidé par un professionnel.

Les différentes types d’agressions

Agression par peur : le chien est motivé par une réaction défensive qui se produit quand le chien se sent en danger. La peur est souvent orientée vers des individus où des catégories spécifiques de personnes comme des enfants ou des personnes âgées.

Agression de protection, territoriale et de possession : ce sont trois types d’agression semblable car elles associent la défense de ressources précieuses.

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Jeu du bourricot

01/01/2010

Le jeu est simple, il se pratique à deux ou plus. Il faut un animal en position couchée, on entasse des objets divers sur l’animal. Quand le chien se lève alors le joueur qui a posé le dernier objet a perdu. Le point faible d’Arwen ? La tête.

Ce jeu a été revu par Feanor et Maliki, Alex et Arwen ont tenté le challenge.

Autres (others), Border collie life ,

Comportement social du chien et dominance

30/12/2009

Et encore un article ! J’ai bien travaillé ce mois-ci. Cette fois-ci c’est une sorte de synthèses de divers articles et livres que j’ai pu lire et malheureusement en anglais. Récémment sur le forum d’agility ADT, il a été question de l’affrontement avec un chien dominant. Beaucoup pensent que la meilleure solution est de casser la gueule au chien pour avoir la paix. Je n’étais pas d’accord avec leurs dire, mais je n’avais rien pour appuyer mon discours. Là ce sont des vétérinaires comportementaliste US qui me permettent enfin de répondre indirectement au sujet.

La série est en trois parties autour de cette thématique, je vais tâcher d’espacer un peu la mise en ligne afin de ne pas trop en donner. C’est le cadeau de noël des fêtes.

La notion de “position de dominance” est intégrée dans la littérature scientifique historique et la conscience publique. L’hypothèse générale est que le chien fait preuve d’un comportement afin d’aboutir à un statut plus élevé au sein de sa “meute”, il est motivé par un désir de “dominer”. Cette interprétation est utilisée pour expliquer les interactions entre l’homme et son chien, où l’animal est un concurrent dans la lutte pour le statut social. D’ailleurs beaucoup de maîtres s’accordent à dire que pour être le chef, il faut user de techniques dissuasives comme le renforcement négatif, les punitions et forcer le chien en le mettant sur le dos, dans une position de soumission.

En fait, l’idée que chaque meute est dirigée par un mâle alpha agressif qui règne sur les autres ne provient que d’observations de loups en captivité. La réalité est plus complexe. L. David Mech, chercheur à l’US Geological Survey, a démontré que les meutes loups sauvages ne sont pas strictement contrôlées par un seul mâle alpha.

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Pourquoi la punition échoue ? Ce qui fonctionne le mieux

27/12/2009

Voilà quelques temps que je me suis remise à la traduction de Control Unleashed dans son intégralité. C’est fou de voir que les premières pages sont extrêmement importantes à lire avant de démarrer le programme. C’est long, ça prend du temps libre mais il fait froid, il fait nuit tôt donc on s’occupe autrement. Je suis également entrain de lire divers articles de vétérinaires comportementalistes américains afin de faire des petites synthèses sur divers sujets intéressants. Ils ne me sont d’aucune utilité personnelle mais me permettent d’apprendre pleins de nouvelles choses concernant nos amis canin. En tout cas la recherche sur le comportement du chien a beaucoup avancé et certaines vérités données pendant de très nombreuses années sont chamboulées par de nouvelles découvertes. Vous en saurez plus dans les prochaines semaines. Pour l’instant voici un court article traduit sur la punition.

Ce texte est tiré d’un site internet vétérinaire basé aux Etats Unis. Il a été écrit par Valarie v. Tynes et traduit en français par moi-même et relu par Anaïs Ruault. Vous pouvez retrouver l’article source ainsi que d’autres articles de ce vétérinaire comportementaliste :Valarie v. Tynes

Punir un chien ne fonctionne pas souvent ou peut même créer un problème de comportement plus important.

Trois règles importantes doivent être respectées pour que la punition soit efficace.

  1. La punition doit intervenir chaque fois que le comportement indésirable se produit
  2. La punition doit être gérée dans une ou deux premières secondes du comportement inapproprié
  3. La punition doit être assez dissuasive pour que le chien ne répète pas le comportement indésirable à l’avenir, mais pas trop pour ne pas effrayer le chien.

Comme on le voit dans les deux exemples ci-dessous, la rencontre de trois de ces critères peut être difficile. C’est pourquoi la punition échoue souvent pour résoudre des problèmes de comportement et ne devrait pas être la première méthode choisie.

Le renforcement positif, dans lequel des animaux sont récompensés pour des comportements appropriés, est plus sécuritaire et plus efficace. Punir un animal lui apprend ce que vous ne voulez pas qu’il fasse, mais ne lui enseigne pas ce que vous attendez de lui.

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Joies de la neige

19/12/2009